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Un sexagénaire français viole des dizaines de fillettes

Posted in Coups de gueule, Pour la bonne cause on 6 septembre 2010 by Florian

L’histoire est aussi triste que le titre le laisse penser.

Un vieil homme, adepte du tourisme sexuel en Thaïlande depuis 1998 (c’est ce qui m’a poussé à parler de « dizaines de fillettes » dans le titre de ce billet. Entre 1998 et 2005, il y en a forcément eu plus de 10) , est accusé d’avoir « commis des violences sexuelles sur deux fillettes françaises de 3 et 4 ans, et d’avoir violé et agressé sexuellement dix petites thaïlandaises âgées de 6 à 11 ans. »

Alors pour comprendre ce que cet homme a fait, il faut se tourner vers, comme toujours, les définitions. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la violence sexuelle ainsi :

« Tout acte sexuel, tentative pour obtenir un acte sexuel, commentaire ou avances de nature sexuelle, ou actes visant à un trafic ou autrement dirigés contre la sexualité d’une personne indépendamment de sa relation avec la victime, dans tout contexte, y compris, mais sans s’y limiter, le foyer et le travail. »

Ça, c’est pour les deux petites françaises de 3-4 ans. Au vu de l’âge des victimes, on va oublier le passage parlant de « commentaire ou avances de nature sexuelle. » Il est très certainement le cas, ici, de tentative de viol voire de viol.

Concernant les fillettes thaïlandaises, le Code Pénal (article 222-22) indique ce qui suit :

« Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise.

Le viol et les autres agressions sexuelles sont constitués lorsqu’ils ont été imposés à la victime dans les circonstances prévues par la présente section, quelle que soit la nature des relations existant entre l’agresseur et sa victime, y compris s’ils sont unis par les liens du mariage.

Lorsque les agressions sexuelles sont commises à l’étranger contre un mineur par un Français ou par une personne résidant habituellement sur le territoire français, la loi française est applicable par dérogation au deuxième alinéa de l’article 113-6 et les dispositions de la seconde phrase de l’article 113-8 ne sont pas applicables. »

Et oui. Notre beau pays poursuit les criminels ayant enfreint des lois hors du territoire français (cela peut paraître stupide de le préciser, mais beaucoup de pays n’ont pas cette particularité). Et dieu merci, parce que malheureusement, même si les lois sont bien existantes dans ces pays ayant un énorme taux de touristes ne cherchant que le sexe avec de jeunes enfants, la corruption rend évidemment l’application des lois bien plus difficile. Je ne dis pas que la France est exempte de cette épidémie très inquiétante et sombre qu’est la corruption, loin de là! Je dis qu’elle est bien plus rare, et touche des niveaux plus élevés de la société que les pays en question. Là-bas, n’importe quelle personne venant d’un pays développé pourrait se payer sa carte « sortie de prison. » Pas ici. Et donc, j’ose espérer que justice sera rendue pour ces fillettes qui n’ont pas la chance, dans leur pays, de faire valoir leurs droits.

Mais revenons sur l’affaire en elle-même. Ce Jean-Claude Chamoux, âgé de 61 ans, a été pris en flagrant délit, il y a cinq ans de ça, dans un hôtel en Thaïlande. Flagrant délit de quoi, vous me direz? Eh bien ce vieux monsieur était, tranquillement, en train d’avoir une relation sexuelle avec une fillette de 8 ans, dans un hôtel. Après avoir payé la mère de la fillette. Combien? 20 euros. C’est donc ça, le prix d’une petite fille de 8 ans?

Alors vous me direz, « ouiii, mais quelle mère indigne, elle a vendu sa gosse pour 20 euros à un vieux touriste, qu’on me dise pas qu’elle savait pas ce qui allait arriver à la gamine, hein! » Certes, en arriver au point de prostituer sa propre fille de 8 ans… Mais il faut voir plus loin que les apparences. Les apparences n’indiquent pas uniquement que cette femme a prostitué son enfant. Les apparences m’indiquent, à moi, que cette femme n’avait aucune solution. C’est souvent le cas, c’est souvent comme ça que l’exploitation sexuelle de personnes trafiquées commence. C’est souvent à cause d’une pauvreté excessive, souvent parce que pour nourrir la famille, il faut en sacrifier un. C’est terrible, n’est-ce pas? Je ne cherche pas à excuser la mère, mais au fond, si je cherche vraiment à comprendre, je le peux. Et puis s’il n’y avait pas de pervers pour nourrir ce marché, aucune mère n’aurait à faire ça.

Donc Jean-Claude Chamoux a réussi à fuir la scène du crime, il y a cinq ans de ça. Seulement, il a oublié son appareil photo sur les lieux. Et l’appareil photo a été l’une des preuves les plus parlantes : des photos pornographiques de lui-même, accompagné de nombreuses de ses petites victimes.

Il a finalement été arrêté par les autorités thaïlandaises, et a fait un peu de détention. Libération sous caution (comme souvent), puis il parvient à quitter le pays clandestinement, malgré l’interdiction. Il revient en France, et vit sans soucis pendant quelques mois, jusqu’à ce que la justice française lui mette la main dessus. Et nous en sommes donc aujourd’hui au jour du procès.

Alors, Jean-Claude Chamoux, il a beau dire ce qu’il veut (je cite : « L’accusé, qui reconnaît une partie des faits, assure avoir eu l’impression de n’avoir jamais « forcé le consentement » des fillettes. » ), nul n’est sensé ignorer la loi, et la loi, elle dit que le consentement ne peut être donné avant 15 ans. Encore moins à 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10 ou 11 ans, monsieur Chamoux. Et ce n’est pas parce qu’elle sont thaïlandaises qu’elles sont plus à même de le donner, le consentement. Ce n’est pas non plus parce qu’elles sont thaïlandaises qu’elles ont apprécié vos vieilles pattes sur elles.

Comme le précise cet article, le procès se déroule en ce moment même à huis clos, le verdict devant être rendu ce vendredi.

La Haine

Posted in Coups de gueule, Pour la bonne cause, Vie privée vie publique on 31 août 2010 by Florian

J’ai bien conscience que je suis dur envers une certaine partie de la population ici, avec ce que je vais dire, mais c’est une accumulation de haine qui me dépasse et me sort par les trous de nez, très honnêtement. Et comme j’ai le même droit que ceux qui ne souhaitent que la haine et la violence…. Je donne quand même mon avis, brut de pomme. Je ne cherche à insulter personne, mais à faire réfléchir, (grosse) nuance.

Le procès de William Modolo vient de commencer, et j’écris cet article en plein milieu de la nuit, n’arrivant pas à dormir. Pour plusieurs raisons : j’ai bien entendu peur, pour la famille, pour William, que ce procès se termine en une sorte de justice avec un goût très amer, une justice à moitié faite, voire pas faite du tout. Mais j’ai aussi du mal à dormir parce que j’ai peur de la haine dont font preuve certaines personnes à l’égard des accusés. Certes, une fois encore, ce meurtre a été absolument atroce, je ne l’ai jamais, ni ne le ferai jamais, discuté ce fait. Retrouver une quelconque trace d’humanité, au sens le plus noble du terme, dans cet acte est totalement impossible.

Le problème se présentant à moi, comme très souvent, c’est que je suis un abolitionniste. Et les abolitionnistes ont beaucoup de mal à se faire entendre dans de telles périodes, où l’on se retrouve face à la cruauté humaine dans toute sa laideur. Et c’est dans ces situations-là, que je me dis presque : je devrais abandonner, c’est beaucoup plus facile de dire « tuez-les! », « à mort! », que l’inverse. Mais rien n’y fait. Au final, j’en reviens toujours à la même logique. Celle qui veut que l’on ne fait pas justice en employant l’œil pour œil, dent pour dent : la loi du Talion. Cela peut déplaire à certaines (beaucoup) de personnes, mais notre société n’est pas (plus) comme ça. Hélas, une grande partie de la foule, à mon grand désarroi, l’est encore. Comme l’a dit un certain Anton Tchekhov, « l’amour, l’amitié, l’estime ne forment pas des liens aussi solides que la haine commune. » Comme la haine a uni ces accusés il y a quatre ans de ça, elle unit aujourd’hui une grosse partie des gens suivant le procès. Comme elle a été le leitmotiv d’un certain Adolf Hitler, il n’y a pas si longtemps que ça. Si seulement ces gens pouvaient s’unir et avancer d’un même pas non pas sous la bannière de la haine envers ces meurtriers, mais sous l’étendard de l’amour, de la compassion qu’ils peuvent ressentir envers William et sa famille, si seulement ils pouvaient faire ça, cette cause n’en serait que plus belle et plus valable, et leur implication complètement différente et bien plus positive.

Si l’on est abolitionniste, si l’on est humaniste, c’est jusqu’à la mort. C’est jusqu’à la moelle. Et je le suis. Je ne ferai donc pas partie des gens demandant l’exécution, la mort, la torture des accusés dans l’affaire concernant William Modolo. Je ne peux simplement pas demander cela. C’est au-dessus de mes forces et de mes croyances. Et entendre autant de gens hurler leur haine, demander la mise au bûcher, la guillotine, la chaise électrique, ça me fait énormément de peine. Cela ne me met même pas en colère, ça me peine. Parce que la haine engendre la haine. Alors vous me direz, comme un enfant s’étant battu à l’école et cherchant à donner des explications à l’instituteur, « c’est eux qu’ont commencé, m’sieur! ». Oui mais ce qui est fait est fait, on ne refait pas le passé (malheureusement). Et si vous pensez que la haine dont ces gens ont fait preuve envers William est absolument atroce et ne devrait pas exister, dites-vous que vous la faites subsister et que vous lui donnez une continuité en demandant qu’on leur rende la pareille, qu’on leur fasse ce qu’ils ont fait. Vous n’avez pas plus d’excuses qu’ils en ont pour l’avoir fait à William, je vous assure. Et ne dites pas que votre excuse, c’est William. William n’est malheureusement plus, il n’a rien demandé. Il n’a pas demandé à être sauvagement assassiné, bien entendu, et n’a pas non plus demandé à être vengé en employant les mêmes moyens que le calvaire qu’il a subi. Il n’a rien demandé. Ne le prenez pas comme excuse pour une haine similaire à celle dont les accusés ont fait preuve.

Le plus triste au final, vous savez, c’est que si l’on écoutait ceux qui demandent la mort, l’exécution sur la place publique de ces criminels, ce seraient ces mêmes quêteurs qui en seraient les seuls satisfaits, les seuls qui pourraient vivre avec leur peine : on leur aurait donné le sang qu’ils demandaient si ardemment. La famille, elle, n’aura jamais ce sentiment de « ils l’ont bien mérité tiens, ces chiens, ils sont morts, maintenant je me sens mieux ». Jamais. Parce qu’elle sera trop obnubilée par la perte de cet être cher : c’est une chose que l’on ne change pas, c’est une chose avec laquelle on vit au quotidien.

Lettre ouverte à Adolf Sarkozy et autres Magda Moreno

Posted in Coups de gueule, Français on 20 août 2010 by Florian

Madame, Monsieur,

Je tiens d’abord à dire que je n’appartiens à aucun parti, à aucune cause politique. Je n’appartiens qu’à ma propre et petite personne. Comme l’a si bien dit Descartes (je suis sûr que ce nom vous dit quelque chose) il y a quelques centaines d’années de ça,

Je n’ai donc, bien évidement, aucune intention de laisser les valeurs que vous soutenez me remplir le cerveau. Valeurs qui, d’ailleurs, sont bien éloignées de celles de la France, soit dit en passant. Je reviendrai là-dessus plus bas.

Je n’ai donc aucune intention de me mettre à penser que les Roumains sont des parias, des gens qu’il faut absolument chasser de notre pays, ce sans quoi nous sommes tous condamnés à mourir dans d’atroces souffrances, sous les coups de l’odieuse mendicité que tous les « Roms » exercent, exclusivement pour rester en France ou financer leur consommation/vente de drogue quotidienne.

Comme l’a si bien dit Monsieur Montebourg sur RTL, c’est de la même manière que l’extermination des Juifs a démarré. Agir de la sorte est d’une irresponsabilité rarement observée. Stigmatiser tout en peuple, toute une culture, revient dans ce cas précis à dire que les Roumains ont le gène du vol, de la mendicité, et de je ne sais quels autres maux.

Non, les Roumains ne vous sauveront pas de 2012. Et j’espère de tout cœur que votre successeur saura revenir aux sources de ce qu’est la France, qui se trouve à l’exact opposé de ces trois dernières années sous votre joug. Vous ne pouvez jouer de cette manière avec la France. Le rayonnement de la France dans le monde est bien plus important que vous ne semblez le croire.

La France est une terre d’accueil. Pas une terre de rejet et d’exclusion. Votre France n’est pas ma France.

Ma France à moi fait rêver le monde entier (peut-être pas les États-Unis, mais Dieu merci, les États-Unis ne sont pas le monde).

Ma France à moi accueille toute personne cherchant asile.

Ma France à moi, c’est une terre de liberté, où l’on se sent chez soi, où l’on a la liberté d’exercer la religion que nous souhaitons, dans l’ombre et l’intimité de notre foyer. Un endroit où dire ce que l’on pense n’est pas un crime. Un endroit où je peux déambuler en liberté, quelle que soit mon origine ou ma nationalité.

Ma France à moi, c’est la terre des des Droits de l’Homme (oui, ces mêmes droits que vous bafouez en renvoyant ces pauvres gens « chez eux »).

Alors je vous en prie, cessez donc cette politique qui fait honte à notre pays, qui fait honte à nos valeurs, et qui donne la chair de poule à feu nos plus grand penseurs, philosophes, Lumières qui sont redevenus poussière il y a bien longtemps de ça.